Amadou Gallo Fall, Fondateur Seed Academy : «C’est important pour les jeunes d’entrevoir l’avenir»

vendredi 29 décembre 2023 • 1166 lectures • 0 commentaires

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Amadou Gallo Fall, Fondateur Seed Academy : «C’est important pour les jeunes d’entrevoir l’avenir»

La 23ème édition du Hoop Forum de Seed Academy se tient du 27 au 29 décembre. C’est l’occasion pour Amadou Gallo Fall de faire le point sur les 10 ans du programme Seed Girls avant de se projeter sur les objectifs de son gros «bébé», Seed Academy.

Plus de 250 garçons et filles réunis
«C’est un événement que nous organisons depuis 2002. C'est un rassemblement d'abord focalisé sur les jeunes joueurs qui viennent pendant trois jours pour continuer à parfaire du monde du Basketball, les fondamentaux, qu'ils apprennent. C'est l'occasion pour eux de communier avec d'autres jeunes qui sont en dehors de Seed Academy et qui font partie de la famille du basketball. Il y a aussi des entraîneurs aussi qui viennent de tous les coins du Sénégal et de partout en Afrique pour venir communier. Il y a un tournoi de basketball qui commence cet après-midi (jeudi) avec 5 autres équipes qui viennent de Mbour et Thiès. On a lancé l'événement mercredi avec ce qu'on appelle «Seed Vibes Festival». C'est pour les jeunes joueurs de 5 ans à 17 ans en garçons et filles. Plus de 250 garçons et filles ont participé aux activités mercredi. Il y a aussi «Seed Culture Night», où c'est une production de 2 heures avec des prestations des jeunes de Seed Rise et des artistes invités. Je vois une convergence entre tout ce qui est créatif et sport. Il y a toute une industrie qui est en train d'être construite en Afrique. Au niveau de la BAL, notre objectif est de créer une industrie qui tourne autour du basketball et de la créativité. Il est important que ces jeunes commencent déjà à entrevoir des débouchées pour l'avenir.»


Particularité de cette édition ? 
«Cette 23ème édition de Seed Forum est portée sur le signe de la célébration des 10 ans du programme de Seed Academy qui a commencé en 2013. Ce programme a donné des satisfactions avec des joueuses qui sont aujourd’hui en équipe nationale. On peut Fatou Diagne, Fatou Pouye ou encore Bigué Sarr. Elles ont pu allier études et sport. Fatou Diagne a fait son Master à l' Université de Houston. D'autres filles sont en train de faire des choses extraordinaires à travers le monde. Elles sont une source d’inspiration pour la prochaine génération. On se réjouit de pouvoir célébrer les 10 ans des programmes de Seed. Les Frères Guissé et Viviane Chidid sont venus apporter leur contribution en fêtant ces filles et dames qui font des choses extraordinaires. Je crois qu’elles doivent tirer le maximum de profit, de l'opportunité qu'elles ont eu d'allier études et sport.»


Les anciennes Lionnes données en exemples
«C'est vraiment important que les filles aient accès au sport. D'abord, ce sont des athlètes de classe mondiale. Les plus belles pages de gloire de notre basketball ici au Sénégal ont été écrites par nos équipes féminines. Je pense que c'est onze titres de champions d'Afrique et nous avons des vedettes qui ont joué en WNBA comme Astou Ndiaye. Il y a l’emblématique Mame Maty Mbengue qui est dans le Hall Of Fame de la FIBA. Je peux citer d’autres légendes comme Anne Marie Dioh. On se réjouit d'avoir son fils Waly Diouf qui est pensionnaire de Seed depuis 2 ans. Les filles dans cet environnement du sport vont apporter une contribution énorme. À la BAL, on est très focus sur la volonté de rendre l'industrie du sport accessible. Ça se voit dans la manière dont nous recrutons. On a une majorité de femmes dans nos départements. On a le programme BAL4HER qu'on déploie partout pour ouvrir l'industrie du sport aux femmes et aux filles. »


Perspectives…
L’objectif, c’est toujours de créer des plateformes pour permettre aux talents de s'exprimer. Cela a commencé avec Seed. Seed a été le maître d'œuvre de la construction du gymnase de la NBA Academy.  Des éléments de Seed sont à la NBA Academy. Notre mission est de rendre le Basketball accessible.  Le football peut se jouer n'importe où, par exemple dans la cour de la maison. Mais il faut un minimum d'infrastructures. On essaie d'exposer ces jeunes avec des infrastructures de classe mondiale et c’est ce qu'on a ici (gymnase NBA Academy à Diambars). On essaie à construire des infrastructures de proximité partout où on peut». 


Mor Bassine NIANG

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