Boy Kaïré : «C’est par chance, si j’ai survécu à la Covid»

lundi 23 août 2021 • 368 lectures • 0 commentaires

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Boy Kaïré : «C’est par chance, si j’ai survécu à la Covid»

Sa voix tremblante montre que Boy Kaïré a surmonté une épreuve très difficile. Père du lutteur Diène Kaïré, Meïssa Diaw a chopé le virus de la covid-19 et a failli laisser sa vie durant sa maladie. Avec RECORD, il fait des confidences surprenantes. Boy Kaïré, révèle passer tout près de la mort, invite les populations à se vacciner, mais également lance un appel aux autorités à s’inspirer des Européens pour rouvrir l’Arène nationale à la lutte.

«Je remercie le bon Dieu qui m’a donné la force de revenir en vie. Avec mes souvenirs, j’ai attrapé le virus au lieu de l’entraînement. J’étais partie faire du sport. Et c’est au niveau du terrain que je pense avoir attrapé la maladie. À mon retour, j’ai senti des courbatures. Je pensais que ce n’était que de la fatigue, mais c’était plutôt la covid-19. Toute la nuit durant, mon corps était hyper chaud. Je sentais des douleurs sur mon corps, la tête. Je ne pouvais pas manger normalement. J’ai fait deux jours à l’hôpital. Les médecins m’ont fait subir des tests et c’est à partir de ce moment qu’ils ont détecté le virus. Que les gens sachent que la covid-19 n’est pas ces petites maladies qu’on avait l’habitude de voir. C’était très pénible. Et les choses étaient aggravées parce que je ne m’étais pas vacciné. C’est par chance, si je vis toujours. Dieu n’a pas voulu que je laisse ma vie dans cette épreuve, mais j’étais très fatigué. Parce que je ne pouvais pas manger, je ne pouvais pas dormir, des douleurs corporelles, des douleurs au niveau de la tête. Pour dire vrai, personne ne peut endurer cette souffrance. Seuls les chanceux réussissent à surmonter cette maladie.»


«Seuls les gens qui ont déjà vécu l’expérience peuvent comprendre»


«L’appel que je lance aux lutteurs ? Il y a trop de polémique autour de cette maladie. Et seuls les gens qui ont déjà vécu l’expérience peuvent comprendre. Je tiens ces propos dans le seul but de conscientiser. Pas seulement aux lutteurs, je m’adresse à tout le monde. Que tout le monde aille se vacciner pour contrer cette maladie qui est mortelle. Il faut sensibiliser la population sénégalaise. Les acteurs de la lutte doivent comprendre que la maladie est là, qu’elle existe. Seuls les gens qui ont le virus comprennent sa gravité. Pour conscientiser les acteurs de la lutte, le CNG doit aller vers les écuries. Ils ont la liste de toutes les écuries. Ils ont la liste de tous les présidents d’écurie. Ce sont eux les dirigeants de la lutte. Il est temps qu’ils aillent conscientiser la famille de la lutte. Ils doivent dire aux gens que le danger est là.»


«S’inspirer des Européens pour ouvrir les stades et continuer la saison de lutte»


«Pour dire vrai, hier, j’ai suivi le match de Liverpool contre Burnley (samedi passé). Le stade était plein à craquer. Les matchs de la Ligue 1 française pareils. Les mesures que ces gens ont prises pour permettre le déroulement de leur activité normalement, nous devrions être en mesure de prendre les mêmes dispositions pour continuer la saison de lutte sans problème. Qu’on se dise la vérité, la lutte est notre gagne-pain. Les dégâts sont énormes depuis l’arrêt des combats. Faisons la même chose que les Européens pour ouvrir nos stades. Respectons les mesures barrières pour continuer nos activités. La conjoncture est difficile et on ne peut pas continuer sans travailler. On ne peut pas arrêter un secteur d’activité sans donner quelques choses aux gens qui s’activent dans ce secteur en question.»


Assane Walo GUEYE

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Publié par

Hubert Mbengue

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