Desagana Diop, coach Westchester Knicks (G-League) : «Mon objectif est de devenir coach titulaire en NBA»

mercredi 1 juin 2022 • 7348 lectures • 0 commentaires

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Desagana Diop, coach Westchester Knicks (G-League) :  «Mon objectif est de devenir coach titulaire en NBA»

Fraîchement nommé coach titulaire des Westchester Knicks en G-League, Ngagne Desagana Diop a accordé un entretien exclusif à RECORD. L’ancien joueur des Dallas Mavericks revient sur son choix. Il dévoile ses objectifs avec sa nouvelle formation et son rêve de devenir coach titulaire en NBA. L’ancien pivot des Lions s’est aussi prononcé sur la sélection nationale masculine, engagée dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2023.

Ngagne, vous venez d’être nommé coach des Westchester Knicks. Comment s’est fait ce choix ? 
Comme vous le savez, j’étais à Utah pendant 4 ans. Après, j’ai quitté Utah pour rejoindre Houston pour une durée de deux ans. C’est eux-mêmes qui m’ont contacté pour savoir si je voulais être le coach titulaire, parce qu’ils ont vu le travail que je faisais à Utah. En plus, moi j’ai toujours été intéressé par la G-League. Pendant toute la saison, j’en parlais à mon agent, je lui disais que si un club de G-League était intéressé par ce que je fais, j’irai là-bas.


Peut-on parler de progression dans votre carrière d’entraîneur depuis Utah et dernièrement à Houston ? 
Concernant ma progression, moi dans tout ce que je fais, je cherche toujours à m’améliorer. Quand j’étais à Utah, j’ai beaucoup appris du coach qui est un vrai bosseur. C’est avec lui que j’ai acquis beaucoup de connaissances. Là-bas je travaillais sur les vidéos, j’analysais les attaques. C’est deux ans après que je suis devenu assistant coach. A Houston également j’ai beaucoup appris. Le coach m’a permis de connaître encore beaucoup de choses.


Pourquoi vous avez choisi le coaching ? 
Ma carrière de coach, c’est un peu bizarre pour moi. Jamais je n’aurais imaginé devenir coach un jour. Je me rappelle quand je jouais en NBA, comment les coaches arrivaient trop tôt. Parce que les coachs, ils viennent tôt et rentrent tard. Ils préparent les entraînements, après font des réunions. Certains de mes coachs me disaient que si je raccroche, je pouvais devenir entraîneur, parce que je comprenais comment ça marche. Mais je leur disais toujours non, parce que je ne pensais pas être capable de faire tout ça. Après, quand j’ai arrêté ma carrière, je m’ennuyais lors de ma première année où je ne faisais rien. Parce que quand vous êtes habitué à jouer en NBA, avec les voyages et tout, vous vous ennuyez quand tout s’arrête. C’est ainsi que je suis dit qu’il fallait que je m’occupe. J’habitais alors à Dallas, j’ai donc contacté le général manager de Dallas, Donnie Nelson. Après il m’a proposé d’aller en G-League pour entraîner là-bas. C’est comme ça que ça s’est passé. Mais pour dire vrai, je n’aurais jamais imaginé devenir coach lorsque j’étais joueur. J’ai fait deux ans là-bas, et j’ai commencé à développer ma passion pour le coaching.


Quels sont les objectifs assignés avec les Westchester Knicks ? 
L’objectif de toutes les équipes en G-League, c’est le développement. D’ailleurs, avant même de s’appeler G-League, on disait Développement League. Donc c’est ça l’objectif, parce que ce sont des jeunes qui évoluent là-bas. Des jeunes draftés qui ne jouent pas dans les équipes NBA, ou des jeunes qui pourront intégrer l’élite dans deux ans. Mon travail sera d’aider ces jeunes à se développer. C’est surtout ça l’objectif, mais aussi la gagne. Parce que je suis un gagneur. En plus donc du développement, bâtir une équipe compétitive pour gagner des trophées.


La G-League est-elle un tremplin pour s’ouvrir les portes de la NBA ou d’autres championnats majeurs en Europe ? 
Quand j’ai commencé la vidéo à Utah, je ne savais pas si je voulais être coach à 100%. Mais quand on est compétiteur, on essaie toujours d’avancer. Je suis venu à Houston et j’ai senti une nette progression. Je vois que cette voie peut m’ouvrir les portes pour que je puisse devenir coach titulaire en NBA. C’est mon objectif et la G-League va beaucoup m’apporter. Je ne dis pas que dans 2 ou 4 ans, mais je pense être devant le banc, c’est-à-dire être premier ou deuxième assistant. Mon objectif est devenir coach NBA et c’est pourquoi je suis allé en G-League. En tant que coach titulaire en G-League, j’ai l’opportunité de diriger, de planifier et de gagner en expérience. Je pouvais rester à Houston et des franchises me voulaient comme assistant, mais j’ai décidé d’aller en G-League pour atteindre cet objectif de devenir coach NBA. 


En sélection nationale, vous travaillez avec Boniface Ndong et Pabi Guèye. Qu’avez-vous appris de ces deux personnes, même si vous êtes outillé, vu votre cursus ? 
 Dans la vie, je pense qu’il faut toujours apprendre de ceux qui sont autour de nous. Que ce soit Boniface ou Pabi, j’ai beaucoup appris d’eux. Boniface avec sa rigueur, son plan de travail, toujours ponctuel. J’ai appris ça de lui. Pabi également, il est au Sénégal, mais il est très calé en basketball. En plus, il est très calme. Parce qu’un entraîneur doit être calme. Je lui disais ça très souvent, que son calme était sa force. Je parle très souvent de basketball avec eux.


Pensez-vous que l’équipe du Sénégal a les moyens de se qualifier à la Coupe du monde ? 
Bien sûr qu’on a les moyens en équipe nationale. Nous avons une très belle équipe avec des jeunes très talentueux. Nous avons également de très bons vétérans, à l’image de Gorgui Sy Dieng et Youssou Ndoye. Une bonne mixture donc qui nous permet de jongler entre les jeunes et les anciens. L’équipe a de l’avenir et nous avons des chances pour nous qualifier. Nous essayerons de gagner nos trois matches lors de la fenêtre de juillet. Donc, je crois fermement à nos chances de nous qualifier pour la Coupe du monde. Nous avons l’une des meilleures équipes en Afrique.


On court après un 6ème trophée continental depuis 1997. Que faire pour reconquérir le trophée, surtout après la déception du dernier Afrobasket ?
C’est vrai que la Coupe d’Afrique a été une déception, mais je pense qu’on a également beaucoup appris de cet échec. Parce qu’en sport, on gagne toujours en expérience. À Kigali, nous avions manqué d’expérience. On avait une très bonne équipe, mais quand on voit la demi-finale contre la Côte d’Ivoire, on voit nettement qu’on a manqué d’expérience. Mais, on va apprendre de ça et rester dans la continuité. Avec l’équipe qu’on a, si les jeunes jouent ensemble en juillet, je pense qu’ils pourront gagner lors de la prochaine Coupe d’Afrique. Mais il faut rester dans la continuité, continuer les camps de regroupement. Je suis convaincu qu’ainsi, nous pourrons gagner la Coupe d’Afrique dans deux ou trois ans, parce qu’on a l’équipe pour le faire.


Pur produit du basket sénégalais, que comptez-vous faire pour appuyer son développement ? 
Nous n’avons que le Sénégal. Quoi qu’on puisse avoir ailleurs, au final, on l’apportera ici. C’est d’ailleurs pour ça qu’on était venu prêter main-forte à l’équipe. Parce que nous avons une certaine expérience qu’on a acquise ici aux USA. Malheureusement, on ne sera pas toujours disponible pour venir au Sénégal lors des stages de préparation. On aurait bien aimé venir tout le temps pour apporter notre savoir-faire et aussi apprendre des coaches locaux. Mais quand on est coach ici, c’est difficile de pouvoir se libérer.


Avez-vous des projets pour le basket au Sénégal, surtout aux Parcelles Assainies ?
Je suis fier d’être un fils des Parcelles Assainies. C’est pour cela que j’y faisais beaucoup de camps. Mais maintenant, je suis trop pris avec ma carrière d’entraîneur. J’en parlais récemment à mon frère, je lui disais qu’il faut que je reprenne les camps de basketball chaque vacance aux Parcelles Assainies. En plus, il parait qu’il y a une nouvelle équipe de basketball là-bas. Quand je viendrai au Sénégal, j’aimerais rencontrer les dirigeants de ce club pour leur parler. Je verrais ensuite comment je pourrais les aider à aller de l’avant.


Mor Bassine NIANG, envoyé spécial à Kigali (Rwanda)

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Mor Bassine Niang

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