Jeanne d'Arc, l'anonymat a trop duré

jeudi 16 mai 2024 • 1553 lectures • 0 commentaires

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Jeanne d\'Arc, l\'anonymat a trop duré

Club omnisports avec une forte identité, un riche passé et une belle image forgée au fil de plusieurs décennies, la Jeanne d’Arc ne se manifeste aujourd'hui que par son basket et dans une moindre mesure le hand et l'athlétisme. Pour le football qui était le navire amiral, on a baissé pavillon depuis plus d'une décennie.

Grandeur dans le passé pour le club centenaire pour le football, aujourd'hui c'est l'anonymat. Cette situation constitue un crève-cœur pour ceux qui aiment le club. Rares sont les adolescents d'aujourd'hui qui connaissent ce club qui, même après être tombé dans l'insignifiant sportif, a toujours l'un des meilleurs palmarès du football sénégalais aux plan local et international. 


Pour la énième fois, la tentative de rejoindre l'élite ne se fera pas. L'équipe va rester en 3ème division. À une journée de la fin du championnat de National 1 (poule B), la JA est sixième. L'un des plus illustres clubs et sans doute parmi les plus populaires avant sa chute est comme frappé par une forme d'impuissance à revenir parmi l'élite qu'il n'aurait pas dû quitter à notre avis et pour des raisons qu'il serait long de développer ici. 
Qui est-ce qui explique la situation de ce club ? Les Bleu-Blanc comptent encore des partisans si on prend compte, ne serait-ce que ceux qui ont porté ses couleurs. Il n'est pas question ici d'accabler qui que ce soit dans un club qui à l'interne est assez conflictogène quand même. Le plus important est de regarder devant et de voir dans quelle mesure, la reconstruction est possible.


Le modèle du club traditionnel des débuts des années 1960 est obsolète. Les cotisations et le parrainage pouvaient subvenir aux besoins de formations amateurs. Grâce à des mécènes, il reste quelques survivants dans la carlingue. Cette gestion peut tenir tant que les bienfaiteurs seront en mesure de les renflouer mais la pérennité d'un tel système n'est pas viable à moyen terme. 


En dehors de ce financement provenant d'une seule et unique personne, la formation et les transferts inévitables du fait du contexte économique sont les palliatifs pour les autres clubs. Les clubs adossés à des «académies» sont à ranger dans cette catégorie. Leurs liens avec d'autres footballs professionnels étrangers leur permettent également de trouver des subsides qui les mettent dans des conditions enviables. 


Sans mécène et sans académie ou centre de formation, la JA est fort démunie et se trouve dans la catégorie des clubs qui vivotent. La JA est absente de l'élite depuis 2011. Treize ans. Un temps où des clubs sont nés, ont grandi et ont rejoint l'élite 


Les querelles et les inimitiés - c'est un secret de polichinelle - qui ont rythmé la vie de ce club de légende doivent être rangées aux vestiaires.
Aujourd'hui, il faudrait appeler à un large rassemblement pour arriver à relancer le club. Des personnes de bonne volonté ayant une vision et les moyens de leur projet existent. Il est temps de sauver la Jeanne d'Arc qui doit retrouver sa place dans le football sénégalais. 


Mamadou KOUMÉ
Journaliste

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Publié par

Hubert Mbengue

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