Mamadou Keïta, président GBA : «Comment sortir le basket de sa torpeur»

samedi 10 septembre 2022 • 472 lectures • 0 commentaires

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Mamadou Keïta, président GBA : «Comment sortir le basket de sa torpeur»

Dans un long entretien accordé à RECORD (lire les deux premières parties dans les éditions de vendredi et samedi dans votre quotidien sportif), le président de Guédiawaye Basket Academy, Mamadou Keïta «Pathé», se penche sur divers sujets liés au basket-ball sénégalais. Dans celle-ci, le président de GBA parle du calendrier de la saison et donne des pistes pour la mise en place d’une Ligue professionnelle.

Beaucoup de vos homologues présidents se plaignent de la longueur de la saison. Que préconisez-vous pour une meilleure maitrise du calendrier des compétitions nationales ?
Une saison sportive normale doit finir au plus tard en fin juillet. Je pense que là aussi la fédération doit faire les efforts nécessaires pour au moins commencer à temps et finir à temps. Pour ce faire, il suffit simplement, pour cette année, de dire qu’au plus tard en fin octobre, on doit en finir avec la D2. Mettre un deadline au plus tard le 31 octobre pour la fin du tournoi de montée. Après, il y a les situations administratives à faire en novembre et certainement les réunions statutaires fédérales. Le prochain championnat doit pouvoir débuter en décembre. Parce que l’année prochaine aussi il y aura la Basketball Africa League (BAL), les championnats d’Afrique féminins, la coupe du monde également si le Sénégal se qualifie. Il y aura beaucoup de compétitions internationales qui viendront perturber le calendrier du championnat. Donc, il faut que la Fédération ait cette rigueur pour au moins finir la D2 au plus tard en fin octobre. Ainsi, les gens vont se reposer en novembre pour remplir les formalités administratives pour commencer en décembre. Je pense que c’est ce qui va faire que la Fédération puisse arriver à maîtriser le calendrier.
Quelles sont les bases à mettre en place pour rendre attractif le championnat et attirer les sponsors ?
Je pense que le basket est un produit qui peut être très bien vendu. Mais, il faut un peu vulgariser la communication. Parce que la communication du basket ne doit pas se limiter à sortir des communiqués et circulaires. Il doit y avoir une vraie communication marketing et à côté une communication institutionnelle. Il faut créer un grand pôle communication avec une synergie des forces pour vendre le basket. Cette année, on voit qu’il n’y a pas d’affluence pour les demi-finales organisées au stadium Marius Ndiaye avec de belles affiches et de très bons joueurs. La réalité est que les sponsors présents ne sont attirés que par les équipes nationales que l’État finance. Donc, l’argent qu’ils injectent sert surtout à financer le programme d’activités de la Fédération. Toutes ces insuffisances peuvent être corrigées. Il faut créer un buzz autour du basket par des stratégies pour permettre aux annonceurs et aux sponsors de s’intéresser au produit et mettre leurs billes. La fédération doit pouvoir contracter avec des spécialistes du marketing. Parce que le basket sénégalais, avec tout ce qu’il représente au niveau du sport national et africain, doit être attractif à travers une très bonne politique de communication. Il faut aussi penser à la création d’une ligue professionnelle, vu le décalage de niveau entre certaines équipes tant du point de vue sportif que budgétaire. Certaines équipes ont des budgets de plus de 100 millions et doivent rentabiliser leurs investissements.
Donc, vous pensez que la mise en place d’une ligue professionnelle va contribuer au développement du basket local ? 
La Ligue professionnelle, c’est sûr que ça va garantir chaque semaine 4 ou 5 grands matches. Il suffit juste de créer une communication autour de ces matchs et en faire un événementiel. Créer donc un bon produit puis le vendre aux annonceurs. Tout ça c’est une vision, une démarche à adopter, une approche à suivre. Il faut que les gens s’y mettent. Parce que si on suit le train-train quotidien on ne va jamais aller vers l’excellence. Il faut reconnaître et regretter qu’actuellement Marius Ndiaye ne voit plus de monde comme avant. Et pourtant le paradoxe est que certains clubs payent beaucoup plus qu’avant, mieux même que le football. C’est de très bons matches, techniquement et tactiquement avec de gros duels, mais qu’on ne parvient pas à vendre. De ce fait, il faut que la fédération installe une relation de confiance entre les amateurs et les acteurs pour pouvoir vendre le basket.
Mor Bassine NIANG

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