Souley Sarr, défenseur Jamono Fatick (L1) : «On ne joue pas le titre, mais le maintien et on y croit»

vendredi 23 février 2024 • 6000 lectures • 0 commentaires

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Souley Sarr, défenseur Jamono Fatick (L1) :  «On ne joue pas le titre, mais le maintien et on y croit»

Il a fait les beaux jours du Stade de Mbour, de Mbour PC mais a également eu une expérience au Golfe. Le défenseur central de Jamono Fatick, Souley Sarr, a également fréquenté les sélections U20 et U23 avec la génération des Krépin Diatta et Ibrahima Niane sous les ordres de feu Joseph Koto. Dans cet entretien accordé au quotidien sportif RECORD, Souley Sarr a évoqué les difficultés de son nouveau club en Ligue 1, 14ème avec 10 points, ses objectifs mais aussi son vécu international.

Sarr, qu'est-ce qui vous a motivé à s'engager avec le club promu Jamono Fatick, cette saison ?
J'avoue que j'étais très intéressé par le projet sportif de Jamono Fatick, notamment avec le coach El Hadji Seck qui connait bien mes qualités. Je savais que c'est un entraîneur ambitieux, sérieux et plein de rigueur dans ce qu'il fait. Donc, je me suis dit que cela correspondait à mon ADN en tant que joueur. Nous, défenseurs, on a besoin d'être compétitifs, de voir notre jeu gagner en intensité pour progresser et répondre à l'impact physique sur le terrain. C'est ce qui m'a poussé à rejoindre Jamono Fatick, cette saison. Tout ce dont j'ai besoin, je l'ai ici. J’ai tout ce qui me permet de relancer à nouveau ma carrière et apporter mon expérience à cette équipe. D'ailleurs, après avoir disputé 3 matches avec Jamono, j'étais parti au Maroc pour m'engager avec le Kawkab Marrakech, promu en Division 2 et actuel 2ème du championnat. Mais, finalement, on ne s'est pas entendus. Du coup, le transfert a avorté faute d’accord avec mon agent. Et je suis revenu pour me préparer davantage.


Promu cette saison, Jamono Fatick éprouve beaucoup de difficultés en championnat avec la dernière place du classement de la phase aller. Quel est le véritable problème ?
Vous venez de le dire. On vient d'accéder en Ligue 1 et l'objectif est de se maintenir. Il faut oser le dire, l’apprentissage est le dur et certains clubs en profitent. On a effectué une bonne entame de championnat, mais, on a lâché du lest après. Le doute s'est installé et on a enchaîné les mauvaises performances. On sait qu'on encaisse beaucoup de buts, et on n’en marque pas beaucoup. Maintenant, on connaît là où ça fait mal et on est en train d'y travailler pour essayer de rectifier le tir. On a confiance en nous et en notre coach. C'est un grand bosseur. Je pense qu'on va montrer un visage beaucoup plus reluisant, lors de la phase retour.


Justement, comment comptez-vous aborder la phase retour ?
On compte l'aborder sereinement, dans la dynamique de notre début de saison où on avait bien négocié nos 3 premiers matches. L'objectif sera de bien démarrer pour retrouver au moins cette confiance perdue. On sait qu'on a un groupe de qualité. Si vous voyez bien, les équipes qui nous ont battus en championnat, ne nous ont pas malmenés. C'est souvent sur un score étriqué d'un but à zéro. Donc, cela se joue sur des petits détails. On est conscients de cela et de toute façon, on est prêts. D'ailleurs, le groupe a été renforcé avec l'arrivée de 4 nouveaux joueurs, dont 2 milieux excentrés en provenance de l'AS Pikine et 2 issus de Teungueth FC. En plus, on aura l'avantage de recevoir nos 4 premiers matches de la phase retour à domicile successivement contre Tengueth FC (14ème j.), Stade de Mbour (15ème j.), Génération Foot (16ème j.) et US Ouakam (17ème j.) Je peux dire que c'est une aubaine pour nous. On va tout faire pour engranger le maximum de points possibles devant notre public.


Mais, cela risque d'être plus compliqué parce que pour la phase retour, vous débutez par un gros morceau, Teungueth FC ?
Vous avez dû remarquer que Teungueth a enregistré des départs de taille, notamment celui de son attaquant Mbaye Jacques (Ndiaye), qui est jusqu'ici le meilleur buteur du championnat (8 buts). Nous nous sommes frottés à eux à l’aller sur le terrain et nous leur avons tenu tête jusqu'en fin de partie ; ils ont marqué à la dernière minute ce but qui nous a fait perdre le match. On connaît maintenant leurs forces et faiblesses.


Donc, vous restez optimiste pour le maintien de Jamono en Ligue 1 ?
(Catégorique) Bien sûr ! On y croit toujours. On ne joue pas le titre, on joue le maintien. Et dans ce championnat quand on réussit à enchaîner deux victoires consécutives, forcément on réalise un bond au classement. Comme je l'ai dit tantôt, on va saisir cette opportunité de jouer nos quatre premiers rencontres de la phase retour à domicile. Il faudra en profiter.


Vous avez connu de bons moments avec les sélections U20 et U23 du Sénégal avec feu Joseph Koto. Quels souvenirs gardez-vous de lui ?
Avant tout, je m’incline devant sa mémoire et prie que son âme repose en paix. Notre génération lui doit beaucoup. C'est lui qui a lancé notre carrière avec les Krépin Diatta et Ibrahima Niane. Aujourd'hui, si la catégorie U20 connaît un tel succès, c'est grâce à Koto. Ce que je retiens le plus de lui, c'est qu'il mettait au devant cet esprit patriotique. C'était un grand patriote, doté d’un esprit de gagneur. Et en plus d'être coach, c'était un papa pour nous. Son décès m'a beaucoup affecté. Je me rappelle que j'avais rejoint la sélection U20 en tant qu'invité, avec 3 autres joueurs issus du Jaraaf, du Ndiambour et de l'AS Douanes. Je n'étais pas présélectionné. Un jour, en revenant de l'entraînement au Stade de Mbour, il m'appelle pour me dire de rejoindre la sélection U20 au Centre technique Jules François Bocandé de Toubab Dialaw. C'était un jeudi, je ne l'oublierai jamais. À peine avais-je passé 5 minutes sur la pelouse qu’il m'a appelé pour me demander si je détenais un passeport. Je réponds oui. Il me dit de continuer l’entraînement. C'est alors que j'ai su que j'avais déjà séduit le coach. Finalement, j'ai joué les éliminatoires et la phase finale de la Coupe d'Afrique U20 2017 en Zambie puis, dans la foulée, la Coupe du monde en République Corée et les tournois UEMOA et du Qatar. Donc, en un temps record, j'avais fait pas mal de campagnes avec Koto. De merveilleux souvenirs pour moi. Je peux dire que c'est lui qui a relancé ma carrière. Je lui en suis très reconnaissant.


Ndar Mathieu FAYE 

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Hubert Mbengue

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