Mamadou Mbaye, président AJEL Rufisque (L2) : «Être le meilleur club sénégalais dans 5 à 10 ans»

dimanche 1 janvier 2023 • 11996 lectures • 0 commentaires

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Mamadou Mbaye, président AJEL Rufisque (L2) : «Être le meilleur club sénégalais dans 5 à 10 ans»

Fraîchement porté à la tête d’AJEL de Rufisque, 2ème de la Ligue 2 après 10 journées, le président Mamadou Mbaye s’est ouvert, dans cette interview exclusive, à votre canard préféré. Il a abordé avec nous plusieurs sujets dont ses projets et ambitions pour l’équipe rufisquoise.

Président, pouvez-vous présenter à nos lecteurs ?


Je m’appelle Mamadou Mbaye, je suis né et j’aigrandi à Rufisque. J’ai fait toutes mes humanités à Rufisque, c’est après l’obtention de mon baccalauréat que je suis parti en France pour continuer mes études. Je suis actuellement le PDG de la structure «SoluEtude», une structure qui a comme mission d’aider les étudiants sénégalais à continuer leurs études à l’étranger. Comme j’ai fait mes études à l’étranger, j’ai fait les CPGR (Classe préparatoire des Grandes écoles, ndlr) pendant 2 ans. Après j’ai intégré une école d’ingénieur à Limoges où j’ai obtenu un diplôme en réseaux et télécommunications. Quand j’étais à l’école d’ingénieur, je faisais une école de commerce qu’on appelle Institut d’Affaires et des Entreprises. J’y ai fait deux ans avec au bout un diplôme en administration des entreprises. Donc, après mes diplômes j’ai eu une courte expérience chez Orange Business Service France, où j’ai travaillé en tant qu’ingénieur avant vente. C’est après que je suis rentré au Sénégal pour lancer la structure SoluEtude, la solution pour accompagner les jeunes Africains qui veulent aller étudier à l’étranger.


Vous êtes plutôt connu dans le monde du business, comment avez-vous atterri à la tête d’AJEL ?


Je suis passionné de sport et particulièrement de football. J’ai rejoint AJEL, disons hasardeusement, par l’intermédiaire d’un ami qui est aussi footballeur qui s’appelle Makhète Diop (Paco Boy, ndlr). C’est un ami avec qui j’ai eu à travailler sur d’autres projets, il y a plusieurs années. C’est la saison dernière qu’on a échangé sur l’équipe parce que lui, il était là depuis longtemps et il était le seul bailleur de l’équipe. Donc, il m’a proposé de venir le rejoindre au niveau d’AJEL pour pouvoir accompagner le club, apporter mon savoir-faire et en tant que bailleur. Lui ça fait longtemps qu’il est dans le club, c’était le bailleur et c’était un peu compliqué, surtout pour une équipe qui est en National, une seule poche ne pas tout prendre en charge. Maintenant, je suis venu pour apporter mon savoir-faire, surtout côté management. C’est comme ça qu’il a fait appel à moi pour que je puisse venir rejoindre le club afin qu’on essaie de voir comment on peut le faire monter, le faire grandir avec un projet ambitieux. Je suis là depuis la saison dernière, on peut dire.


Gérer un club est assez prenant voire éprouvant financièrement, êtes-vous prêt à faire face ?


Comme je l’ai dit tantôt, je suis ici depuis la saison dernière et je suis venu en tant bailleur et tant membre actif. J’ai eu à travailler sur beaucoup de choses avec le personnel du club depuis longtemps. Donc je ne sais pas si c’est par chance ou pas on a réussi à monter en Ligue pro. On a réalisé une excellente saison en National 1 pour aller en Ligue 2, cette saison. Ils ont vu tout le travail qu’on a fait la saison dernière, tout ce que j’ai apporté. Cette saison, quand on a commencé au début, à un moment on a échangé. Après ils m’ont proposé d’être le président du club c’est comme ça que les choses se sont faites. 


Avec vos nombreuses responsabilités, comment faites-vous pour allier vos autres activités et la présidence du club ?


Oui j’avoue que c’est un peu compliqué vu que je suis très submergé par le travail et les business. Au début, je ne croyais pas les choses allaient être si compliquées. Je suis le PDG en même temps le manager d’une structure et on est présent dans beaucoup de pays ; c’est pourquoi je suis souvent très chargé. Mais bon on essaie de faire avec. Le football, c’est ma passion et on a envie de mettre en place de bonnes choses. Nous avons de gros projets, nous allons tout faire accompagner les jeunes Rufisquois ; ce n’est pas du tout facile avec le temps mais nous allons essayer de mettre en place quelque chose de solide. À AJEL, nous avons la ressource humaine qui est là, des gens qui s’y connaissent et qui sont là depuis le début. Donc, je peux compter sur eux et je pense c’est eux qui facilitent le travail.


Vous vous êtes certainement assigné des objectifs avec AJEL pour le long terme ?


Vous savez, moi, outre le fait que je suis un passionné de football, je suis une personne très motivée. Quand je me mets dans une affaire et je me fixe des objectifs, je fais tout pour les attendre. Maintenant, avec AJEL, on va essayer d’abord de grandir, d’essayer, avec le temps, d’avoir un club fort. Maintenant, pour cette saison, on est déjà 2ème au classement de la Ligue 2 avec 1 point de retard sur le leader. Il reste encore 3 matches à jouer pour la manche aller, on va essayer d’être 1er à l’issue de la phase aller. Après, je pense qu’on a cet effectif, le staff technique qu’il faut, pour réussir la montée en Ligue 1, la saison prochaine. Dès qu’on sera en Ligue 1, on va essayer de nous maintenir puis essayer de gagner des titres.


Vous trouvez en Ligue pro de grandes équipes telles que votre voisin Teungueth FC, le Jaraaf, le Casa Sports… 


C’est pourquoi je dis qu’il faudra régler la montée en travaillant davantage. Après, dans nos ambitions, nous voulons être la meilleure équipe sénégalaise d’ici 5 voire 10 ans, être champion du Sénégal et aller en Ligue africaine des champions. Je sais que nous pouvons le faire et je n’ai pas de doute sur cela. Après, nous avons d’autres projets par rapport à notre formation. On sait que le département de Rufisque est un grenier où il y a énormément de jeunes joueurs, des talents et des perles rares. Nous voulons valoriser cela avec un bon projet pour, d’ici quelques années, former des Sadio Mané, Gana Gueye et d’autres futurs grands joueurs.


Vous avez sans doute un modèle dont vous allez vous inspirer pour mettre en place cet ambitieux projet ?


Le modèle qu’avait déjà AJEL en National 1 c’était de compter sur les joueurs rufisquois. Donc, l’équipe était composée de 80% de joueurs rufisquois. On s’était dit que si on prend un joueur rufisquois c’était plus simple. Les jeunes étaient plus motivés de voir les amis, parents et proches venir au stade, les suivre. Après, il y avait le défi d’amener l’équipe en Ligue 2, ils étaient plus que motivés. Après, il y avait un problème de budget qui était là avant. À Rufisque, il y a beaucoup de joueurs talentueux, ces joueurs étaient obligés d’aller jouer ailleurs parce qu’il n’y avait que Teungueth FC. C’était un peu saturé parce que tous ces joueurs ne pouvaient pas jouer pour TFC. Donc, ils venaient jouer pour nous. C’est sur ça qu’on s’était focalisé pour les attirer. Même en Ligue 2, c’est cette même lancée. Jusqu’à présent, 70% des joueurs sont issus de Rufisque. Pour nous, c’est quelque chose d’important. 


Jules Arame MBENGUE 

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Hubert Mbengue

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