Franc : «Bombardier, je vais l'attaquer, le cogner et l'envoyer au sol»

jeudi 29 février 2024 • 3303 lectures • 0 commentaires

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Franc : «Bombardier, je vais l\'attaquer, le cogner et l\'envoyer au sol»

Trouvé samedi passé à Ngaparou, aux côtés du boxeur français Yvan Mendy, le pensionnaire de Jambars Wrestling Academy, Émile François Gomis dit «Franc», prépare activement son combat face au chef de l'écurie Mbour Montagne, Serigne Dia dit «Bombardier», prévu le 1er mai 2024 à l'Arène nationale. Accroché par RECORD, Franc qui compte 12 succès en autant de sorties, compte poursuivre sa marche victorieuse. En tout cas, il promet de terrasser le B52 de Mbourois.

Franc, où en êtes-vous dans la préparation de votre prochain combat, contre Bombardier prévu le 1er mai prochain sous la férule de Diambars Productions ?
Comme pour mes précédentes sorties, je prépare  le combat contre Bombardier dans la sérénité et je reste focus sur ce rendez-vous. Je peux dire que tous les ingrédients sont réunis pour aborder sereinement le combat. Je peux dire qu’il n'y a pas de pression en quelque sorte. Je profite de l'occasion que vous m’accordez pour faire appel à mes parents Mandjack à venir me soutenir pour ce grand combat contre Bombardier. Idem pour mes infatigables supporters. Je saisis également l’occasion pour souhaiter un excellent carême à la communauté chrétienne.


Mais vous êtes conscient que ce ne sera pas facile face à un adversaire expérimenté et qui a été deux fois Roi des Arènes ?
Effectivement. Bombardier est un grand champion. C'est un lutteur à ne pas négliger, à prendre très au sérieux. Comme vous l’avez dit, ce n'est pas pour rien qu'il a été deux fois Roi des Arènes. Maintenant, on va se préparer davantage et essayer de remporter ce combat. Mon staff et moi, on est en train d'y travailler. On sait où on veut aller. On est conscient de l'enjeu de ce choc, car on sait qu'il peut être déterminant pour la suite de notre carrière. 


À deux mois de ce duel tant attendu, comptez-vous poursuivre la préparation au Sénégal ou à l'étranger ?
Il se peut que je parte à l'étranger. De toute façon, je reste à l'écoute de mon staff. Cela dépend d’eux. Si on me dit de me préparer ici, je reste. Maintenant, s'ils jugent nécessaire de poursuivre la préparation hors du pays, je valide. Nous, lutteurs, on parle souvent de nous mais, à côté, il y a des gens qui nous entourent, qui nous accompagnent et qui dépensent toute leur énergie pour nous pousser à la victoire, à l'image de Mame Père Ba, le président de l'écurie Jambars, le coach, les préparateurs physiques, sans oublier nos aînés qui nous ont montré la voie et qui ne cessent de nous conseiller, à savoir Modou Lô et Papa Sow. Donc, eux également, ils ont leur mot à dire. On les remercie beaucoup. 


Avec 12 victoires en autant de sorties dans l'arène, vous êtes à 2 succès du record de votre ténor, le Roi des Arènes, Modou Lô, qui a enchaîné 14 succès. Est-il possible que Franc batte un tel record ?
Je l'ai dit tantôt, Modou Lô n'est plus à présenter. C'est une icône de l'arène. C'est un grand frère qui nous veut beaucoup de bien. Si cela ne dépendait  que de lui, je serais Roi des Arènes comme lui, voire le dépasserais. Je le connais très bien, c'est son vœu le plus cher. En plus, il nous assiste bien dans les entraînements. Je suis en train de marcher sur ses pas et je sais que si je reste dans la bonne voie, j’y parviendrai. L'essentiel, c'est de prendre les combats un par un. Après, s'il y a du positif, on prendra.



Jusqu'ici la saison 2017-2018 a été la plus riche de votre jeune carrière avec des sacres au Drapeau du chef de l'Etat et au Tournoi CEDEAO, sans oublier le titre de Meilleur lutteur en lutte sans frappe, décerné par l'ANPS. Une saison inoubliable ?
Ce sont des trophées encourageants qui louent le mérite de l'athlète. Cela nous donne cette force de persévérer de jour en jour. Mais, honnêtement, il ne m'arrive pas de penser à ces distinctions. Pour moi, tout cela appartient au passé, c'est derrière nous. Il faudra rester  humble et penser à conquérir d'autres trophées. Je sais que le chemin est très long, mais j’irai les chercher petit à petit. 


Malgré son âge, le B52 a freiné de grands lutteurs, comme Balla Gaye (2014 et 2022) et Modou Lô (2015). Pensez-vous pouvoir le battre dans ce combat qui vous permettrait d'entrer définitivement dans le cercle des VIP de l'arène, en cas de succès ?
Bien sûr. Les gens ont tendance à le dire. Je crois en nos capacités. D'ailleurs, c'est ce qui m’a emmené à la place où je suis. Je ne suis pas là par hasard. Si, j’en suis arrivé à ce stade, aujourd'hui, c'est parce que j’ai beaucoup travaillé. Comme je l'ai dit tout à l'heure, nous mesurons l'importance de ce combat. Je souhaite, le jour-J, que le bon Dieu nous donne la santé, mon adversaire et moi, et me donne la victoire. Bombardier a décroché à deux reprises le titre de Roi des Arènes ; par contre, moi, je peux dire que c'est mon premier grand combat. Je vais lui donner le maximum de respect. Mais, une chose est sûre, au coup de sifflet de l'arbitre, je vais l'attaquer, le cogner et l'envoyer au sol, s'il plaît à Dieu. 
Ndar Mathieu FAYE

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Publié par

Hubert Mbengue

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